BEETHOVEN
sam. 07 mars
|Paris
Un diptyque exceptionnel : les romances pour violon interprétées par Eric Lacrouts et la symphonie 7 !


DATE & LIEU
07 mars 2026, 20:30 – 22:00
Paris, 17 Rue d'Ulm, 75005 Paris, France
À PROPOS
La 7ᵉ Symphonie en la majeur, op. 92 (1812) et les deux Romances pour violon, op. 40 et op. 50 (composées à la charnière des années 1798–1805) tracent un diptyque révélateur de l’évolution stylistique de Beethoven.
Dans les Romances, l’héritage mozartien et haydnien reste perceptible : une écriture cantabile, où la mélodie soliste flotte au-dessus d’un tissu orchestral discret, presque concertant. Beethoven y cultive une rhétorique de la simplicité, un art de la ligne chantée qui prépare déjà l’intensité expressive de ses grands concertos. Vous pourrez écouter Eric Lacrouts en soliste !
La 7ᵉ Symphonie, en revanche, témoigne d’un Beethoven de maturité, maître de la forme et du rythme. L’omniprésence de la pulsation, du célèbre Allegretto jusqu’au finale, confère à l’œuvre une dynamique quasi chorégraphique. Wagner parlera de « l’apothéose de la danse », soulignant ce travail d’ivresse rythmique où le motif devient moteur de l’architecture.
Réunies, ces pages dessinent un contraste fécond : d’un côté, l’intériorité lyrique, presque archaïsante, des Romances ; de l’autre, la vitalité dionysiaque et la modernité formelle de la Symphonie. Ce diptyque fait entendre à la fois la permanence du chant et l’audace du mouvement, deux pôles inséparables de l’esthétique beethovénienne.